09.09.2008
Priorité à la valorisation du travail
La généralisation du revenu de solidarité active (RSA) est aujourd'hui bien plus qu'un engagement de campagne tenu : c'est une avancée majeure, un changement de cap à la fois dans notre approche du marché du travail et notre politique de solidarité. Une politique qui a, pendant trop longtemps, cloisonné les approches et cherché à partager ce qui manque, plutôt que d'investir pour tous. Une politique dont il est temps de changer l'orientation pour aller vers une démarche pragmatique, qui allie valorisation du travail et lutte contre toutes les formes de précarité, avec un objectif : la production de revenus supplémentaires pour tous.
Pour lutter contre le travail précaire, il faut en finir avec une approche unique, qui consiste seulement à redistribuer aux plus démunis ; il faut aussi revoir en profondeur les logiques de notre marché du travail, pour apporter plus de garanties aux salariés sur le long terme. Solidarité et modernisation de notre marché du travail, l'un ne peut pas aller sans l'autre. Et c'est sur cette double logique, sur ces deux piliers qu'a été conçu le RSA.
Il est une étape nécessaire et incontournable dans la lutte contre la précarité et pour la valorisation du travail pour tous. Nécessaire d'abord parce qu'il y a urgence, les chiffres le disent : le nombre de travailleurs pauvres a augmenté de 21 % dans notre pays ces trois dernières années. Le taux de pauvreté des personnes ayant un emploi temporaire est deux fois supérieur à celui des salariés embauchés à durée indéterminée. Nous ne pouvions pas rester les bras croisés.
Nécessaire ensuite parce qu'il a déjà fait ses preuves sur le terrain : il change le quotidien des personnes qui en bénéficient là où il est expérimenté. Dans les 34 territoires concernés, le RSA augmente ainsi en moyenne de 30 % le taux de retour à l'emploi des bénéficiaires du RMI, par rapport à ce qu'on constate là où l'expérimentation n'est pas menée.
Si cette réforme est par ailleurs incontournable, c'est parce qu'elle s'accompagne de solides garanties pour les bénéficiaires. La première : avec le RSA, travailler à temps plein sera toujours plus rémunérateur que de travailler à temps partiel. Le RSA sera une aide au démarrage. Deuxième garantie : le RSA ne figurera pas sur la feuille de paye. L'employeur n'en aura pas connaissance, et n'en connaîtra pas le montant. Un salarié qui bénéficiera du RSA sera donc un salarié comme un autre.
Dans le même temps, le projet de loi sur la valorisation des revenus du travail va favoriser des politiques salariales plus dynamiques, à travers la conditionnalité des allégements de charges. Le texte présenté au Parlement sur la valorisation des revenus du travail prévoit en effet une pénalité de 10 % pour les entreprises qui n'ouvriraient pas de négociation sur les salaires, et pour les branches qui n'accorderaient pas leurs minima salariaux avec le niveau du smic. Vous le voyez, notre approche est globale, pragmatique et cohérente : réforme de notre marché du travail et solidarité, tout se tient.
Le RSA, c'est aussi - et enfin ! - l'occasion inédite d'une rupture avec des choix de politique économique qui, depuis vingt ans, ont sacrifié l'emploi des salariés peu qualifiés sur l'autel de l'assistanat, et qui se sont donné bonne conscience en mettant en place un revenu minimum qui a progressivement décroché par rapport au salaire médian. Mais disons les choses clairement : le RMI est vite devenu un plafond plutôt qu'un plancher pour les personnes qui le touchent, un plafond qui enferme dans l'inactivité. Initialement prévu en 1988 pour concerner quelques dizaines de milliers de familles, le nombre des bénéficiaires du RMI n'a cessé de progresser pour atteindre 1,2 million de personnes.
Depuis 1988, c'est notre économie et notre compétitivité qui y perdent : elles perdent d'abord de l'activité parce qu'elles perdent des actifs ; elles y perdent ensuite parce que les charges des entreprises sont alourdies par le besoin de financement des dépenses de solidarité ; elles y perdent, enfin, parce que notre pays s'empêche de diversifier ses activités pour répondre aux qualifications et aux attentes de tous les salariés, et d'apporter un complément indispensable aux activités de pointe. C'est là un énorme gâchis humain, un gâchis social, mais aussi une erreur de politique économique majeure, qui a largement amputé notre potentiel de croissance.
L'ENGAGEMENT DE TOUS
Le RSA est une étape pour combattre la croissance des précarités sur le marché du travail. D'autres réformes doivent suivre. Les enjeux sont considérables pour mieux répondre aux besoins d'emploi, notamment dans des secteurs intensifs en main-d'oeuvre. Pour y répondre, il faudra que notre système de formation soit au rendez-vous et redevienne une machine efficace pour sécuriser la situation des moins qualifiés. C'est un enjeu pour les négociations qui s'ouvrent, notamment celles relatives à la formation professionnelle. La réussite du RSA ne sera pas seulement garantie par une belle loi. Elle dépend de l'engagement constant contre la pauvreté de tous ceux qui peuvent y contribuer.
La création du RSA est l'occasion de prendre un nouveau cap et de valoriser enfin le travail pour tous. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si la plupart des pays européens ont opté avant nous pour une démarche de ce type : Working tax credit au Royaume-Uni, Kombilohn en Allemagne... Avec le RSA, nous arrêtons enfin de faire exception. Avec le RSA, nous faisons clairement le choix du travail : il était temps !
Xavier Bertrand
Martin Hirsch
Ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité
Haut Commissaire aux solidarités actives et à la lutte contre la pauvreté
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26.08.2008
Election du Président des Jeunes Populaires
Le résultat du vote pour l'élection du nouveau Président des Jeunes Populaires et de son bureau national est tombé ce dimanche, à 20h00. À 75,06%, les militants ont voté pour la liste d'"Union pour réussir le changement".
Je salue LOUIS-ALEXANDRE OSINSKI, candidat à cette élection, ainsi que l’ensemble de ses colistiers, et les invite à travailler à mes côtés pour la réussite du Campus de Royan, les 5,6 et 7 septembre, pour que ce moment soit un symbole de rassemblement.
Je remercie chaleureusement les Conseillers nationaux jeunes populaires, ayant voté tout au long du week-end, pour avoir fait confiance à notre liste. Je l'ai conduite aux côtés de MATTHIEU GUILLEMIN, originaire de Bretagne et nouveau Secrétaire général en charge des Fédérations, avec AURORE BERGE, responsable jeune dans les Yvelines et vice-présidente de l'UMP Sciences Po, et MADI SEYDI, fondatrice des Jeunes Sarkozystes en Seine-Saint-Denis, désormais toutes deux porte-parole de notre mouvement jeune.
En élisant notre nouveau bureau national, les Jeunes de l'UMP ont fait preuve d'audace et ont une nouvelle fois prouvé, contrairement aux partis adverses, que les militants de l'UMP regardent vers l'avenir et savent renouveler leurs équipes et leurs projets.
En votant pour nous, ils ont fait le choix d'une liste porteuse de nouveaux espoirs et révélant la diversité de l'UMP. Désormais, les Jeunes Populaires se veulent une force révolutionnaire au service du changement pour notre pays. Dès ce soir, je veux être le garant de notre unité.
Attentif aux attentes qui ont pu se manifester ces derniers jours, je veux rassurer toutes celles et ceux qui ont fait campagne et qui ont exprimé une sensibilité différente de la mienne.
Après avoir effectué 60 déplacements tout au long de la campagne, couvrant ainsi 75% des Fédérations, je suis plus que jamais conscient de la réalité des militants sur le terrain et je serai leur premier serviteur.
Je serai, plus que jamais, un Président-militant. Je souhaite au plus vite me mettre au travail avec le nouveau bureau national et l'ensemble des fédérations et faire, dès les jours prochains, une série de propositions.
Elles concerneront l'ensemble des jeunes de France, partout où ils sont et partout où ils rencontrent des problèmes : dans les banlieues, les lycées, les universités, le monde du travail et le monde associatif.
Désormais, les Jeunes Populaires seront en campagne permanente et démontreront, constamment, que la jeunesse qui bouge a changé de camp et qu'elle est avec le Président de la République pour construire la société de demain.
Benjamin LANCAR
Président des Jeunes Populaires
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12.08.2008
Caravane UMP 2008: Ouistreham
00:11 Publié dans Actualité UMP | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Caravane UMP 2008: Ouistreham
00:10 Publié dans Actualité UMP | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
12.07.2008
Faisons bouger l'Europe, faisons bouger la France
En ce début de présidence française de l'Union européenne, le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy et le Premier ministre François Fillon étaient les invités avec le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, et le président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering d'un Conseil national que l'UMP avait choisi de consacrer essentiellement à l'Europe.
Retrouvez-ici la vidéo du Conseil National du 5 Juillet 2008.
13:14 Publié dans Actualité UMP | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, discours, europe, conseil national, ump
Controverses
Conventions et débats c’est reparti. « CONTROVERSES » est le nouveau site de débat lancé par l’UMP. Ce site s’adresse aux adhérents de l’UMP, mais aussi à tous les Français. Chacun peut s’y exprimer librement à condition d’y être inscrit. Ce site fonctionne sur le mode "Facebook". Un mode d’emploi explique toutes les fonctions et utilisations possibles de ce nouvel outil.Vous pouvez découvrir dès à présent le premier débat : "Faut-il interdire l'usage des portables aux enfants ?" Mais aussi des débats sur le Handicap, la Jeunesse ou encore l’Environnement. Rendez-vous sur : http://www.umpnet.org/controverses/
12:57 Publié dans Actualité UMP | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, débats
14.05.2008
Pour un service minimum à l'école!

Xavier Darcos en pointe sur le service minimum à l'école et votre Maire?
Service minimum à l’école: Philippe Duron, nouveau maire de Caen dit Non!
Si il y a un mandat d’élu qui se veut au plus prêt de la vie quotidienne des familles c’est bien le mandat de Maire. Xavier Darcos, Ministre de l’Education nationale l’a bien compris en proposant aux Maires une solution clé en main permettant de répondre aux besoins des familles.
Dans le cadre de la grève du 15 mai dans l’Education nationale, Xavier Darcos a proposé la mise en place d’un service minimum en partenariat avec les mairies, afin de répondre efficacement à l’accueil des enfants dans les écoles où des enseignants seraient grévistes. Le Maire peut décider de s’inscrire dans ce dispositif de service minimum à l’école qui permet de répondre aux besoins des familles et à l’encadrement des enfants. Le procédé est simple : les Maires signent une convention, par laquelle l’Etat s’engage à financer le service mis en œuvre par les communes pour accueillir les enfants durant les jours de grève. Le financement proviendra des retenues effectuées par l’Etat sur les salaires des enseignants grévistes.
Malheureusement Philippe Duron a préféré pour des raisons partisanes ne pas offrir aux enfants et aux familles cette solution alternative qui permet de maintenir l’accueil des élèves et qui ne remet pas en cause le droit de grève. Le nouveau maire de Caen s’oppose au service minimum à l’école et une fois de plus, montre le peu de cas qu’il fait des familles Caennaises.
Il remet ainsi en cause le dispositif préalablement expérimenté à Caen par Brigitte Le Brethon le 24 janvier dernier dans le cadre d'une grève des enseignants.
Le ministre de l'Education Xavier Darcos a déclaré mercredi que la journée de grève jeudi serait "non seulement la grève des enseignants mais aussi la grève des maires socialistes", en allusion aux mairies qui ne mettront pas en oeuvre le service minimum d'accueil (SMA) dans les écoles.
Interrogé sur i-télé au sujet du SMA, le ministre de l'Education nationale a affirmé qu'"il y a beaucoup de communes qui, parce qu'elles ont un maire socialiste ou communiste, ont décidé de ne pas le faire pour ne pas nous rendre service".
Sur Caen, on ne peut pas lui donner tort!
15:17 Publié dans Actualité UMP | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : service minimum, darcos, duron, caen, ump
15.01.2008
La Charte nationale pour les élections municipales
A l’occasion de son Conseil national le 12 janvier, l’UMP lancé sa campagne pour les élections municipales des 9 et 16 mars prochains.
La Charte nationale des élections municipales, comportant les dix engagements forts de l’UMP, a été adoptée par les conseillers nationaux (à 92% des voix).
Par ces engagements qui touchent à la vie quotidienne des Français (emploi, fiscalité locale, logement, environnement, petite enfance, etc.), l’UMP entend prolonger dans les communes les réformes menées au niveau national et répondre ainsi au désir de changement des Français.
Retrouvez ici la Charte Nationale.
21:37 Publié dans Actualité UMP | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
01.01.2008
Voeux du Président de la République.
11:38 Publié dans Actualité UMP | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
11.12.2007
Les mesures de Nicolas Sarkozy pour le logement
Nicolas Sarkozy a annoncé mardi une série de mesures destinées à relancer la construction de logements à tous les niveaux et à permettre aux personnes à faibles revenus de devenir propriétaire de leur habitation. "Depuis quelques années, nous vivons une nouvelle crise du logement", a-t-il affirmé devant 600 personnes réunies dans la salle des fêtes de Vandoeuvre-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle), une commune de l'agglomération nancéienne engagée dans un vaste programme de rénovation urbaine.
Cette crise touche "tous les ménages modestes relégués dans des périphéries pas toujours attractives", mais aussi "tous les Français qui ont vu la hausse des prix du logement ronger peu à peu leur pouvoir d'achat", a assuré le président de la République.
Evoquant les 100.000 personnes sans domicile fixe et les près de deux millions de mal logés recensés par la Fondation Abbé Pierre, il a annoncé sa volonté de parvenir à un rythme de construction "d'environ 500.000 logements neufs par an".
"Tous les acteurs de la chaîne du logement sont concernés", a-t-il ajouté en assurant que l'Etat serait "exemplaire" en vendant des terrains lui appartenant pour décourager la "spéculation foncière".
Cette vente "cent fois promise et si rarement mise en oeuvre, permettra de construire, d'ici 2012, 60.000 logements nouveaux", a précisé Nicolas Sarkozy qui a cité les terrains du ministère de la Défense situés dans différents arrondissements de Paris.
Pour les collectivités qui ne suivraient pas l'exemple, il a menacé d'une intervention de l'Etat qui pourrait "reprendre la main" par le biais "d'opérations d'intérêt national".
Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo sera quant à lui chargé d'une "réécriture complète, par voie d'ordonnance, du code de l'urbanisme visant à le simplifier" et à libérer le secteur "du carcan qui l'étreint".
Nicolas Sarkozy s'est également engagé à "moderniser les circuits de financement du logement social", en ouvrant la distribution du Livret A à l'ensemble des réseaux bancaires - une demande maintes fois formulée par Bruxelles - et en impliquant les bailleurs privés par des avantages fiscaux.
"Je demande à Christine Boutin et à Christine Lagarde d'élaborer un régime unique d'aide à l'investissement locatif qui soit suffisamment avantageux pour permettre la location à des personnes à faible revenu", a annoncé Nicolas Sarkozy.
Il a rappelé les mesures relatives aux locataires annoncées il y a dix jours et mises à l'ordre du jour du conseil des ministres de mercredi : indexation des loyers sur l'indice des prix à la consommation et plus sur les coûts de la construction, plafonnement du dépôt de garantie à hauteur d'un mois de loyer, remplacement de la caution par un mécanisme de garantie mutuelle.
Pour favoriser l'accès à la propriété, Nicolas Sarkozy propose le développement du prêt hypothécaire.
Il demande au ministre de l'Economie, Christine Lagarde, de travailler avec le secteur bancaire sur une simplification du système et de le rendre moins coûteux. Il suggère également un nouveau dispositif qui permettrait de rembourser les murs d'une habitation avant d'en payer le terrain.
Le président de la République a par ailleurs prôné plus de mobilité à l'intérieur du logement social.
"Je ne veux plus d'une situation où les plus pauvres n'accèdent pas aux logements sociaux parce que ceux qui occupent les logements sociaux peuvent y demeurer à vie, quelle que soit l'évolution de leurs revenus », a-t-il dit.
Christine Boutin, qui accompagnait le président, est chargée de faire entrer en vigueur "dans les prochains jours" des "suppléments de loyer de solidarité" pour ceux qui peuvent les payer.
Chaque ménage devrait voir sa situation réexaminée dorénavant tous les trois ans.
Ces mesures doivent permettre d'offrir un toit aux "30% des personnes logées en centre d'hébergement et de réinsertion sociale" qui s'y trouvent faute de pouvoir accéder à une HLM.
Nicolas Sarkozy a enfin insisté, dans la foulée du Grenelle de l'environnement, sur la nécessité de rénover les "30 millions de logements de bâtiments anciens" où "le budget des familles s'évapore par les fenêtres et par le toit".
"Ces travaux peuvent se financer entièrement par les économies d'énergie", a-t-il assuré.
Prônant la création de "villes d'un genre nouveau"», écologiques et innovantes en matière architecturale, il s'est prononcé pour une "densification des centres-villes", quitte à y construire des tours plutôt que de petits immeubles.
"On va pas dire tout ce qui est petit est bien, tout ce qui est grand est absurde", a-t-il lâché dans un accès d'humilité salué par les rires de la salle.
22:30 Publié dans Actualité UMP | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note




